Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

mercredi 15 juin 2016

Vampires, je vous aime.




Il y a des jours où le trop plein d'émotion, l'actualité ou la pression m'oblige à débrancher sous peine de laisser sur place un estomac déjà fortement abîmé. Le pauvre subit beaucoup trop de stresse, s’auto-mutile régulièrement et me lance des signaux fort du genre "Débrannnnnnnnnnnnche". Non, il ne me chante pas du France Gall mais me cloue sur mon canapé pendant des jours. Le salaud. Les estomacs sont tous des salauds. On leur fait confiance, on leur donne une fonction vitale et ils nous lâchent, comme ça, sans crier gare pour aller feignasser au soleil... Mais je m'égare. 

Je disais donc, débrancher. Tu le sais lecteur, je t'en ai déjà parlé, je révise en ce moment. Mes oraux sont dans 15 jours. 15 petits jours. De rien du tout. C'est donc bientôt. Je suis donc une vraie bombe à retardement. De plus, l'actualité ne m'aide pas à me détendre. Ce doit être la même chose pour toi je présume. Les gens et les évènements me donnent envie de m'isoler sur une île déserte, avec personne, enfin juste mon mari et ma fille. Et un accès internet. Faut quand même pas déconner. 

J'ai donc décidé d'écrire un article sur les vampires. Mais pas un article sérieux hein, car ça on s'en carre un peu l'oignon du sérieux en ce moment non ? Je ne vais pas philosopher sur le pourquoi du comment que j'aime les vampires. Émettre des hypothèses pseudo-psychologiques stipulant que le fantasme de la pénétration.... ou l'envie de manger les gens.... ou de se faire bouffer.... bref, on s'en fout. Je demande juste à mes vampires d'être charismatiques, méchants et de se foutre à poil. 




Alors, voilà, je vais te présenter mes vampires d'amour que je préfère. Pas forcément ceux de la littérature fantastique (bien que certains en font forcément partie), mais ceux du grand et du petit écran. Du plus loin que je me rappelle, j'ai toujours été fascinée par les vampires. Et ça date. Je crois que le premier film vampirique que j'ai pu voir était une version de Dracula. Celle de John Badham de 1979 avec Franck Langella. C'était à la télé bien sûr, et j'étais effrayée. Je me demande encore si c'était à cause des crocs de Dracula ou de son brushing.



Allez, on y va pour la présentation ? Il n'y a pas forcément de classement. Je les aime tous d'amour, pas du tout platoniquement, séparément ou tous d'un coup. Je ne suis pas difficile.

Lestat

Comment parler de vampires classieux et charismatiques sans penser à Lestat ? Hein ? Ce n'est juste pas possible. Quand je parlais de littérature plus haut, il est évidement que l'on doit cette merveille à Anne Rice (Anne je t'aime) et au réalisateur Neil Jordan qui nous a offert la cultissime adaptation cinématographique d'Entretien avec un vampire.


Pour moi, Lestat, c'est Tom Cruise. Et uniquement Tom Cruise. J'essaie encore d'oublier la pathétique adaptation de La reine des damnée avec Stuart Townsend (désolée Stuart).



Lestat donc, cruel, mégalo, charmeur (je crois que le mot est faible), serait capable de faire fondre un troupeau de nones... et de les bouffer après. Mais une grande sensibilité aussi, tout au fond de son petit cœur qui ne bat plus (si si Lestat !). On a envie de lui faire plein de câlins, même si on sait qu'on n'aura pas forcément le temps de tomber la culotte après. Je t'aime Lestat.

Ne me regarde pas comme ça...

Dracula

Le grand, le beau, le puissant Dracula. Bram Stoker nous l'a présenté, Hollywwod en a fait une icône. Certainement l'histoire (et le personnage) la plus adaptée au cinéma. Je t'ai parlé de la version de 1979 plus haut avec Frankounet, mais celle qui m'a fait le plus vibrer est bien celle de Coppola de 1992, avec un magnifique Gary Oldman sous les traits du Prince himself. 



Dracula donc, prince déchu et incompris qui a combattu des hordes de turcs pour sauver sa Transylvanie. Monstre cruel, vivant reclus dans son château gothique en ruine. Y a pas du gros fantasme là ? Hein ? Sans parler du dandy déambulant dans un Londres victorien, que celles qui n'en a pas rêver me jettent le premier pieu. Je n'ai qu'une envie quand je le vois, c'est desserrer mon corset ! (et pouvoir respirer). 



De plus, c'est un homme (enfin, j'me comprends) qui a le cœur brisé et qui a perdu son grand amour (allez-y les filles, faites la queue) et qui peut faire preuve de beaucoup de tendresse quand il retrouve sa moitié.



On a même parfois tendance à oublier que c'est un monstre sanguinaire, un vrai, et qui ne brille pas au soleil, d'ailleurs ça le fait bien marrer !


Il y a une autre version, très différente, que j'ai beaucoup aimé, c'est celle de Dracula Untold. Pour plusieurs raisons. Déjà, c'est un préquel puisque nous voyons Vlad avant qu'il ne devienne un vampire. Et puis il y a Luke Evans. Luke Evans souvent nu. Luke Evans qui se bat avec une épée. Luke Evans partout. Tout le temps. Même dans son bain. Luke Evans.









Bref, je n'ai qu'une chose à dire : Luke Evans.

Spike

Ahahah, fan de Buffy, ne t'en déplaise, je n'aime que Spike et je n'aimerai que Spike jusqu'à l'infini !


Pourquoi ? Parce que ! C'est une explication qui en vaut une autre. Pour sa coupe à la Billy Idol, pour sa connerie et sa badasserie (oui j'invente des mots), pour ses tendances psychopathes, pour sa passion toute personnelle pour Buffy...



Il n'est guère différent de certains héros de la littérature érotique actuelle, sauf que lui il a une bonne excuse pour jouer les psychopathes : il n'a pas d'âme. Cela dit, je l'aime, d'amour, il a été et il restera mon grand fantasme de jeune adulte devant l'éternel.

C'est bon, fais pas cette tête...

Jerry Dandridge

Vampire, vous avez dit vampire ? Tu t'en rappelle lecteur ? Tu étais peut-être trop jeune, mais pour moi, ce fut le premier film de vampire vu au cinéma, j'avais 11 ans. Ce fut un grand moment dans mon cœur et dans ma culotte, mes premiers émois transpireux, oui, je suis profondément tombée amoureuse de Jerry, alors interprété par Chris Sarandon.


Il avait la classe dans son costume année 80, le sourire charmeur et il ne se nourrissait que de bombasses avec des gros seins. Il était méchant et j'étais contente qu'il meure à la fin, mais quand même, il me faisait des choses dans mon corps, surtout pendant cette scène, dans la boîte de nuit, où il traque Emmy (oui Jerry traque, il ne drague pas lui !)

Chaleuuuuuuur !
Le regard de braise et la démarche féline, le tout sur une super musique hyper branchée du moment que maintenant quand j'y pense j'ai honte. Mais j'aime TOUJOURS Jerry.

video


Maintenant, je suis grande (j'ai dit grande, pas vieille !) je regarde toujours Jerry avec une infinie tendresse.



Eric

Amis de La Communauté du Sud, je vous salue bien ! Cette génialissime série qui se termine comme une bouse (Charlaine, je te hais) aura au moins eu le mérite de créer ce dont j'avais toujours rêvé : le vampire viking. Tu sais à quel point j'aime les vikings. Et à quel point j'aime les vampires. Donc tu penses bien que le mélange des deux est pour moi une espèce d'apothéose. Orgiaque. Et puis il y a eu la série télé, True Blood. Et là, double orgasme.



Oui, car quand on a lu la série, on ne peut qu'approuver le choix de l'acteur, Alexander incarne un superbe Eric. Quand on a lu le tome 4, et que mon viking saute enfin Sookie (désolée mais je l'ai attendu, cette scène, pendant longtemps, alors je voulais du sexe, du vrai, du qui mouille tout et casse tout sur son passaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !) on ne peut qu'approuver, encore une fois, le choix de l'acteur... 



La série télé est rapidement partie en sucette (j'ai abandonné après la saison 4) mais c'était plutôt jouissif de voir ce personnage, que j'ai adoré, à l'écran. En bref, Eric forever.


Damon Salvatore

Dans la série The Vampire Diaries, je prends le grand frère. Pas que le cadet ne soit pas intéressant, mais il est juste chiant. Damon est violent, brutal, parfois cruel, calculateur et il ne cède pas à la mode végan vampirique du moment (il sauve au moins les écureuils, lui !). Il se nourrit de sang humain, boit des litres de whisky et adore la compagnie des femmes.


Il est aussi fou amoureux d'Elena, mais ça, on s'en tape. Il est ce pourquoi je regarde la série, sans lui, j'avoue que je n'y aurait même pas jeté un coup d’œil. Les amours adolescents, ça me gonfle, j'ai passé l'âge, mais avec lui et son sarcasme toujours déplacé, ça se laisse regarder, et j'irais même jusqu'à dire qu'on se laisse facilement prendre au jeu. Et même qu'en ce moment je me tape plusieurs épisodes par jour. Mais chut. Faut pas le dire. En bref, Damon.



Klaus

Voilà. Nous y sommes. De The Vampire diaries à The Originals, il remporte tous les suffrages. Bien que dans mon cœur, son frère Elijah tienne une place particulière, j'aime Klaus profondément dans ma culotte.



C'est une véritable enflure mégalo, il est manipulateur et cruel, mais putain, qu'est-ce-qu'il est canon !


Voui, même là. J'ai envie de lui réciter des poèmes d'amour, je vais d'ailleurs en faire un, là, tout de suite :

"Klaus, Klaus, Klaus,
Dévore-moi Klaus,
Klaus, Klaus,
Attache-moi Klaus,
Klaus,
Klaus, Klaus"

Voilà, je sais, c'est du talent à l'état pur, tu pourras d'ailleurs t'inspirer de mon poème pour trouver le titre de ton prochain roman érotico-psychopathe lecteur, il est libre de droits.

Klaus approuve !

Tu auras noté que mes préférences vont vers les vampires méchants, pervers et égocentriques, en bref, des enflures à l'état pur, parce que c'est comme ça que je les aime. Et tout-à-fait entre nous, ils me font moins peur que Christian Grey.


Parce que ce sont des vampires, des monstres issues de l'imaginaire et que part définition, ils sont dangereux, mais en vrai... ils n'existent pas. J'ai beaucoup plus de mal avec les trous du cul quand ils ne portent pas de crocs. 

Sur ce, je te souhait une bonne journée lecteur, ça m'a fait du bien d'écrire cet article, merci donc de le lire. Prend soin de toi et des autres ;)



mercredi 11 mai 2016

Le Journal secret de Charlotte Brontë



Le Journal Secret de Charlotte Brontë
de James Syrie

Éditions MILADY

Sortie le 25 mars 2016
Format broché / 672 pages / Prix 15,20 €



Présentation de l'éditeur :

« J’ai écrit sur les joies de l’amour. Au fond de mon cœur, je rêve depuis longtemps de vivre une relation intime avec un homme. Chaque Jane, j’en ai la conviction, mérite son Rochester. »
Même si Charlotte Brontë est pauvre, au physique quelconque et sans relation, elle possède une fougue qui ne se révèle qu’à travers ses écrits. Vivant retirée dans le Yorkshire avec ses sœurs, son frère et un père qui devient aveugle, elle rêve d’un amour réel aussi dévorant que ceux qui peuplent son imagination. Au fil des pages de son journal intime, Charlotte Brontë nous livre ses sentiments sur les hommes qu’elle rencontre ainsi que ses désirs les plus secrets...
« Les fans de biographie et de romance seront ravis, car Syrie James met en scène la lutte et le succès, l’incommensurable douleur du deuil ainsi que le bonheur de l’amour soudain et inattendu avec justesse et passion. »
Jane Austen’s World
« Une histoire d’amour enchanteresse pour Charlotte Brontë. La fiction et la réalité se mêlent habilement pour une lecture hypnotique. »
Austenesque Reviews


Mon avis :
 
Pour le bicentenaire de la naissance de Charlotte Brontë, les éditions Milady nous offre une petite merveille de 658 pages qui ravissent nos yeux de fan de Jane Eyre, mais qui comblent aussi les grands romantiques que nous sommes. En effet, qui n'a pas rêvé de lire une biographie romancée de son auteur préféré ? Avec tous les ingrédients attendus d'une bonne romance ? Lesquels me demandez-vous ? Eh bien une rencontre quelque peu catastrophique, des sentiments profonds non partagés, quelques péripéties et un héros déterminé pour lequel on développe une empathie profonde.

Syrie James, dont j'étais déjà fortement tombée amoureuse après son Dracula, mon amour publié dans la collection Black Moon et Le Manuscrit perdu de Jane Austen réédité chez Milady, nous invite à entrer dans l'intimité de l'auteur à travers un journal fictif qu'elle aurait tenu quotidiennement. Partant du postulat qu'il aurait été découvert après sa mort en 1855, Syrie James prête sa plume avec délicatesse, mais aussi avec une grande sincérité, car si, à la base, ce journal n'existe pas, il se compose tout de même de faits biographiques avérés.

Loin d'inciter à l'ennui, nous découvrons au fil des pages la vie de Charlotte Brontë et de ses proches, mais également et non sans étonnement celui qui sera le plus grand bonheur de sa vie, son mari Arthur Bell Nicholls, véritable héros romantique qui, dès leur première rencontre, développera une véritable passion pour Charlotte.
L'ensemble est beau, particulièrement bien écrit et Charlotte apparaît véritablement comme une grande héroïne de roman et c'est certainement le plus bel hommage qu'on pouvait lui rendre. Merci donc à Syrie James d'avoir si magnifiquement travaillé, encore, et nous espérons lire à nouveau sa plume très bientôt.





15,20 EUR
Achat Fnac

vendredi 15 avril 2016

Batman v Superman v Critiques v Public v... heu... il y en a trop.



S'il y a un film qui défraie la chronique à l'heure actuelle c'est bien celui de Zac Snyder. Si Batman v Superman était très attendu par les fans et le public en général, l'accueil fut violent à tel point que critiques professionnels et fans vomissent encore leur haine sur les réseaux sociaux. D'ailleurs, je me demande souvent si nous avons vu le même film, car s'il n'est pas exempt de défauts, Batman v Superman est très loin de mériter un tel acharnement.

Tout d'abord, Batman v Superman se veut l'adaptation du très célèbre comics de Franck Miller Batman : The Dark Knight Returns , du moins, Snyder ne se cache pas de s’en être inspiré fortement. Mais comme toutes adaptations de comics, de livres, ou de ce que vous voulez, le résultat est avant tout la vision toute personnelle d'un réalisateur. On adhère ou pas à cette vision, mais en aucun cas il n’est pertinent de parler de fidélité totale ou non à l’œuvre originale, c'est un non-sens, car ce que l'on attend d'un réalisateur, c'est une certaine singularité qui, par définition, diffère du support d'origine. Cela me paraît tout de même assez logique, hein, mais apparemment ça ne l’est pas pour tout le monde. Je le répète pourtant souvent, je vais finir par me fatiguer.


Batman : The Dark Knight Returns donc, et en effet, nous retrouvons pas mal d'éléments de l'histoire de Miller dans le film : un Batman vieillissant, très sombre, qui a déjà combattu le crime depuis plus de 20 ans, a vécu la perte d'un Robin et n'a jamais été aussi hanté par le meurtre de ses parents.

Ces éléments font de notre Bruce Wayne certainement l'un des plus sombres et tourmentés vus à l'écran à ce jour. Ben Affleck le campe merveilleusement, sans surenchère et avec beaucoup de puissance. S'il y a une chose sur laquelle les haters sont d'accord, c'est que malgré toutes leurs réticences, Ben Affleck est un excellent Batman (c'est déjà ça !). Autre élément du comics présent dans le film, le costume du Bat, parfait à tout point de vue.



Nous voilà dans un background connu des lecteurs de comics, moins de ceux qui n'en lisent pas à qui certaines références ou clins d’œil peuvent échapper, mais en aucun cas interférer dans la compréhension de l'histoire. Et c'est là que la vision de Snyder se met en place, l'intrigue, la chronologie, la mise en scène toute en virtuosité.

L'histoire prend place juste après les événements de Man of Steel, on connaît donc Superman, presque intimement et, pendant son combat final avec le Général Zod, Bruce Wayne assiste impuissant à la destruction massive de Metropolis (après celle de Smallville). Dès lors, Superman est vu par Bruce comme une menace que personne ne pourra contrôler. Agacé par l'aura quasi christique de l'Homme de fer, Bruce ne voit en lui que le Kryptonien, l'extra-terrestre qu'il doit éliminer pour sauver sa planète.



Voici le premier tour de force du réalisateur, la logique de l'histoire, la continuité avec Man of Steel, et cette grande et énorme scène qui ouvre le bal, parfaitement maîtrisée et qui donne le ton du film ; on sent très bien le « ça va chier !!!! ».



Dès lors, BvS alterne entre scènes de combats (celles avec le Batman sont stupéfiantes, puissantes, violentes, et j'ai envie de dire : ENFIN !!!) et questionnements sur les conséquences des actes des super-héros. C'est intelligent, plutôt bien amené et donne lieu à de très jolies scènes presque contemplatives. Mais là où le public s'est perdu, c'est au niveau de la continuité narrative. Le film contient pas mal de scènes de rêve qui coupent le rythme et qui peuvent donner l'impression d'un montage chaotique. Personnellement, cela ne m'a pas gênée du tout et certaines scènes de rêve servent même parfaitement l'intrigue, mais je peux comprendre que cela déstabilise un peu. Cependant, de là à crier au scandale et au montage, je cite, « merdique », faut pas non plus pousser mémé. Ceux qui se plaignent de n'avoir « rien compris » exagèrent un brin, ma fille de 9 ans a tout pigé des 2h40 du film, et elle n'a que... 9 ans, hein ! Elle est en CE2... enfin je dis ça, je dis rien.



Autre point du film sujet à controverse, la manière dont Batman et Superman redeviennent potes, ou du moins arrivent finalement à une entente. Je ne vais pas spoiler le film, mais ce moment-là, qui se doit d'être fort et plein d'émotions est tourné en ridicule par des gens qui n'y ont rien compris. C'est fort dommage, car même s’il ne dure pas très longtemps, il est pourtant plein de sens et je dirais même fortement bien trouvé. À ce moment précis de l'histoire, Batman voit enfin en Superman l'humanité qui lui manquait et ce parallèle basé sur un prénom est totalement novateur et n'a même jamais été fait par un auteur de comics. J'ai trouvé cela beau, gonflé certes, mais beau, cohérent avec l'ensemble et surtout le caractère fort torturé de notre Bruce, dont l'obsession malsaine pour la mort le menait droit à sa perte.

Alors oui, il y a des choses qui m'ont agacée comme un Lex Luthor qui passe plus pour un bouffon que pour le véritable psychopathe qu'il est vraiment. Il ne fait donc pas assez peur à mon goût, malgré tout le respect que j'ai pour l'acteur. La présentation bien trop rapide des membres de la Justice League m’a aussi déçue, mais bon, ça se comprend, le film ne pouvait pas faire 4 heures non plus.


 Batman v Superman a des imperfections, mais il reste tout de même un très bon film de super-héros, intelligent, bien interprété, dont les scènes de combats sont le point fort (Snyder est vraiment doué pour ça et nous offre ce que Christopher Nolan n'a pas su faire), sans parler de l'arrivée badass de Wonder Woman qui a une putain de classe.


On a le droit de ne pas adhérer, aimer, le travail du réalisateur sur ce projet et certaines critiques sont légitimes, mais ce qui me gêne le plus, c'est le déferlement de haine extrêmement malsain que j'ai pu lire. Ce bashing violent avait déjà fait son apparition lors de la sortie du dernier Star Wars, mais là je crois qu'on atteint le summum de la connerie. Les gens se comportent comme si ces personnages et ces univers fictifs leur appartenaient, j'ai l'impression d'entendre parler de religion...

Oh, les gars, Batman et Superman, ils n'existent pas en vrai, hein ! Leurs histoires, publiées depuis plus de 75 ans, ne sont pas des Évangiles, elles ne dictent aucune ligne de conduite et si les comics peuvent parfois faire passer des messages forts (et il me semble que c'est le cas de beaucoup d’œuvres artistiques) ils n'ont pas vocation à montrer la voie ou apporter « La bonne nouvelle ». Vous allez faire quoi la prochaine fois ? Poser des bombes ? L'ennemi à abattre sera celui qui a aimé le film (ou pas) ou qui se balade avec un tee-shirt Batman sans avoir lu un comics ? Vous vous prenez pour qui ? Les détenteurs de la sacro-sainte culture comics ? Et faut-il que nous soyons absolument d'accord avec vous ? Sous peine de se faire flageller la gueule... ou se faire démonter sur les réseaux sociaux comme si on était des merdes sans cervelle ?

La pop culture, mes amis, n'appartient à personne en particulier, elle appartient à tout le monde, dans sa grande diversité. Que l'on soit lecteur de comics ou simplement fan d'adaptations, que l'on aime Marvel et/ou DC, Disney, Star Wars ou que l'on rêve en secret d'une sex tape avec Poe Dameron (comment ça je suis démasquée ?????)


cette culture-là se doit de rassembler et non de diviser. Ces dérives m'inquiètent beaucoup, m'attristent et me poussent à fuir les réseaux sociaux, quand l’événement réjouissant qu'est la sortie d'un film tourne au ridicule et au tragi-comique. Ce qui fut un temps un véritable plaisir, partager son enthousiasme et son avis avec d'autres personnes susceptibles de vous comprendre, est devenu impossible et nous oblige finalement à faire comme avant, garder pour soi son avis, son bonheur ou son mécontentement. 
Un comble, à l'heure où l'on peut enfin parler de super-héros, sans passer pour un satellite en orbite. Dommage.


Tout cela attriste beaucoup Loki également... (bon oki c'est juste une excuse pour poster son gif...)

mercredi 13 avril 2016

Chroniques de Meryton



Chroniques de Meryton
de Elizabeth Aston

Éditions MILADY

Sortie le 26 février 2016
Format poche / 384 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

Dans Orgueil & Préjugés, Maria Lucas, la petite sœur de Charlotte Lucas, est souvent présentée comme une jeune fille timide et écervelée. Pourtant, elle n'est pas ce qu'elle semble être...Alors qu'elle est en voyage à Londres, elle rencontre Henry Fletcher, un capitaine de la Royal Navy, et en tombe amoureuse. Ils se fiancent secrètement avant que le jeune homme ne parte en mer. 
De retour à Meryton, elle entretient avec lui une correspondance enflammée tout en lui décrivant sa vie dans le Hertfordshire où s'installe un certain Mr Bingley accompagné de son meilleur ami : Mr Darcy.

« Telle une Jane Austen ou une Georgette Heyer, Elizabeth Aston décrit la régence anglaise avec affection, respect et esprit. » Good Book Guide« Jane Austen serait fière d'elle. » Historical Novels Review« L'œuvre d'Elizabeth Aston séduira autant les inconditionnels de Jane Austen que les lecteurs de romans historiques en quête d'intrigues passionnantes. » Library Journal


Mon avis :

Elizabeth Aston nous a quittés il y a peu, ce n'est donc pas sans une certaine émotion que l'on commence la lecture de son dernier roman. Mme Aston aimait l’œuvre de Jane Austen, en particulier Pride and Prejudice et nous a laissé un certain nombre d'Austeneries, toutes publiées par Milady. Chroniques de Meryton est certainement la plus aboutie et la plus belle d'entre elles. Déjà parce qu'elle nous parle d'un personnage peu exploité jusqu’alors, Maria Lucas, la petite sœur de Charlotte Lucas, mais aussi parce que le principe narratif utilisé est particulièrement agréable, car Chroniques de Meryton est un roman épistolaire.

C'est un véritable plaisir de lire les différentes correspondances de la jeune Maria, avec sa meilleure amie Lucy, mais également avec son fiancé secret. Témoin silencieuse et discrète de la vie tumultueuse de Meryton, Maria dépeint avec malice la vie de son entourage, en particulier les histoires de cœurs de la famille Bennet qui, de Jane à Elizabeth, en passant par Lydia, ne manque pas de piquant. Maria est loin d'être la jeune fille sans cervelle qu'elle essaie de paraître, elle est vive, sarcastique et intelligente et a une vision assez juste des événements qui touchent ses proches.
Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, l'épilogue nous émeut, et c'est avec beaucoup de regret que nous lisons les dernières pages.

Mme Aston doit, à cette heure-ci, prendre le thé en bonne compagnie. Gageons qu'elle doit être en grande conversation, là-haut, sur son nuage, avec Mme Austen, au sujet d'un certain Mr Darcy... 



mardi 12 avril 2016

Hunter


Vampire Nation 
Tome 2 : Hunter
de Larissa Ione
 
Éditions : Milady
Collection : Bit-lit

Sortie le 19 juin 2015


Présentation de l'éditeur :

Hunter est prêt à tout pour sauver son peuple de l'extinction. Ou d'un sort pire encore : devenir les esclaves et cobayes des humains. Mais le charismatique leader de la rébellion vampire doit pour cela affronter une épreuve face à laquelle sa force et son courage n'ont que peu de valeur. Afin de forger une alliance, il a accepté de s'unir à la fille du chef d'un clan rival. Une vampire qu'il déteste. Une vampire qui a une soeur jumelle dont il est fou amoureux. Entre le futur de son clan et l'amour véritable, Hunter devra choisir... 


Mon avis :

Nous avions beaucoup aimé le premier tome de cette nouvelle série de Larissa Ione pour sa fraîcheur tant au niveau de l'intrigue que de son background. L'utilisation de la mythologie amérindienne (uniquement exploitée par Patricia Briggs jusqu'alors) était une réelle bonne idée. L'auteur nous en révèle donc beaucoup plus dans ce second opus dédié à Hunter, le leader de la rébellion vampire.
L'histoire se construit essentiellement autour d'une quête qu'il doit entreprendre pour sauver son clan, mais également son cœur, car à la fin du tome 1, rappelez-vous, il s'était engagé à épouser une vampire qu'il ne peut pas voir en peinture.
De péripétie en péripétie, Hunter affrontera ses démons (au sens propre comme au figuré) accompagné de celle qui a su se sacrifier pour le bien de tous.
Beaucoup d'action donc dans ce second roman, qui flirte presque avec la fantasy (la quête, etc...) et qui permet de nous en révéler beaucoup sur les origines des vampires de cet univers particulier. On ne s’ennuie pas, bien au contraire, et l'action n'est jamais là au détriment de l'émotion ou de la romance qui se développe.

Une réussite, encore une fois, qui confirme que cette nouvelle saga est à suivre avec intérêt.


mardi 5 avril 2016

Lettres écarlates



Meg Corbyn T1 
Lettres Écarlates
de Anne Bishop

Éditions Bragelonne

Sortie le 16 avril 2014
Format broché / 480 pages / Prix 20,00 €



Présentation de l'éditeur :

Meg Corbyn a vécu toute sa vie coupée du monde, traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules se servant de ses visions du futur pour s'enrichir. Lorsqu'elle s'enfuit, ils sont prêts à tout pour la récupérer, même à s'aventurer sur le territoire des Autres. Ces créatures de cauchemar prêtes à éradiquer l'humanité au moindre faux pas auprès desquelles Meg va trouver refuge. Mais si Simon Wolfgard, loup-garou et chef de la communauté, est d'abord intrigué par cette humaine intrépide, il pourrait à tout moment décider de simplement éliminer cette source de danger pour les siens...


Mon avis :

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu autant de plaisir à lire un roman d'urban fantasy. Meg Corbyn est une héroïne extrêmement attachante, qui lutte pour sa liberté, mais qui dégage également beaucoup de mélancolie. Et c'est un des points forts de ce nouvel univers créé par Anne Bishop, en plus de tout le reste, évidemment. Car cette nouvelle saga nous propose un background très novateur, complexe et absolument passionnant.

Ce premier tome aurait pu être entaché par la fameuse "malédiction des premiers tomes", mais il n'en est rien. Aucune lourdeur vient troubler le récit et malgré l'introduction d'un grand nombre de personnages, nous parvenons à suivre l'ensemble avec une grande fluidité.

Une très grande réussite donc pour cette nouvelle série que je suivrai avec beaucoup d’intérêt.





20,00 EUR
Achat Fnac

jeudi 25 février 2016

À un détail près



À un détail près
de Kristan Higgins

Éditions Mosaic

Sortie le 24 juin 2015
Format broché / 464 pages / Prix 19,90 €



Présentation de l'éditeur :

Quand elle débarque pour deux mois à Manningsport, la petite ville des Finger Lakes où vit toute sa famille, Faith Holland a dans la poche une liste ambitieuse de projets :
- rénover la vieille grange du domaine familial de Blue Heron
- faire en sorte que la ville oublie, enfin, que son ex-fiancé l’a larguée devant l’autel le jour de leur mariage en faisant son coming out (un moment particulièrement bien choisi, non ?)
- trouver une nouvelle compagne à son père, lequel pourrait bien vouloir se remarier avec une femme cupide et d’un absolu mauvais goût (pour elle, le comble du chic est de porter une robe à imprimé léopard)
- régler ses comptes avec Levi Cooper, le copain ô combien attentionné qui a tout fait pour que son ex-fiancé clame son homosexualité devant la moitié de la ville…
Car pour Faith, une chose est sûre : rien, ni le sex-appeal affolant de Levi ni ses magnifiques yeux verts, ne viendra altérer la colère que suscite en elle celui qui, trois ans plus tôt, a fichu sa vie en l’air.
 
Mon avis :
 
Un roman de Kristan Higgins, c'est toujours une petite bouffée de bonheur tant l'auteur arrive à nous faire sortir de notre quotidien avec ses jolies histoires pleine d'humour et de héros attachants.

À un détail près, premier opus de cette nouvelle saga Blue Heron, ne fait pas exception. Le background est somme toute assez classique, mais l'histoire est racontée avec tellement d'humour et de talent que l'on a l'impression d'être en phase en permanence avec les protagonistes.
Que ce soit nos deux héros principaux, Faith et Levi, ou les personnages secondaires, cette jolie galerie de personnalités nous ravit à chaque page.

L'ensemble offre un très sympathique moment de lecture, avec ses fous rires, ses instants plus intenses et ses peines aussi. C'est beau, c'est frais, et ça fait du bien à nos petits cœurs.

À lire sans modération.




19,90 EUR
Achat Fnac

mercredi 24 février 2016

Captive in the Dark



Captive in the Dark
de C.J. Roberts

Éditions Pygmalion

Sortie le 17 octobre 2015
Format broché / 296 pages / Prix 14,90 €



Présentation de l'éditeur :

La vengeance. La vengeance est le but ultime de Caleb. Il la prépare depuis douze ans. Pour réussir, son «arme» doit être vraiment spéciale. Elle sera un cadeau inestimable dont tout le monde parlera.
La fille qu’il surveille de l’autre côté de cette rue passante est parfaite. Elle est différente de ses proies habituelles. Elle n’est pas consentante, elle n’est pas vendue par son père, elle ne lui a pas été envoyée… Elle sera sa conquête.
Dans ce huis-clos étouffant, le bonheur est-il encore
possible?


Mon avis :

Comment définir ce roman aussi surprenant que dérangeant ? Certainement pas comme de la Dark Romance (ou Dark Erotica), genre dans lequel l'éditeur le classe, car nulle romance ne se profile dans ces pages.

Captive in the Dark est l'histoire tragique d'une jeune fille de 18 ans, qui se fait kidnapper, torturer et violer par un homme. Au regard de cette définition, difficile de trouver un intérêt particulier à la lecture de ce récit et pourtant, elle fut intense et addictive, malgré les violences subies.

Mal à l'aise, le lecteur a du mal à lâcher prise car l'auteur a un véritable talent, celui de mettre parfaitement en exergue la psychologie de ses personnages. Caleb, le kidnappeur, ne sera jamais présenté comme un héros sexy. C'est un salaud, qui enlève des jeunes filles pour en faire des esclaves et les revendre au plus offrant. Point. Pas de digressions inutiles. Pas d'excuses non plus, même si nous avons un aperçu de son enfance et de ce qu'il a lui-même subi. Cela nous permet de comprendre un peu son comportement, mais à aucun moment, l'auteur ne tente de l'excuser ou de titiller notre empathie à son sujet. Pour le coup, l'histoire paraît bien plus crédible.

Quant à l’héroïne, Livie, elle luttera jusqu'aux dernières pages pour échapper à son agresseur. Même les sentiments qu'elle développe malgré elle envers Caleb, ne seront jamais acceptés ou vécus comme une évidence. Le syndrome de Stockholm ne s'installe pas en cinq minutes, dès qu'elle voit les abdos de son kidnappeur, non. Il s'installe lentement, insidieusement, car sa psyché tente de se raccrocher à quelque chose de rassurant, de s'adapter à la situation malgré l'horreur ou la souffrance qu'elle lui inspire et l'auteur le décrit avec réalisme. Livie reste en colère jusqu'à la fin. Elle lutte, se débat contre Caleb, contre son envie de le voir, seule lumière dans les ténèbres, ce n'est pas de l'amour, c'est de la survie. Nous développons une très forte empathie à son endroit et nous avons du mal à lâcher le livre car l'envie de l'accompagner jusqu'au bout dans son combat est présente à chaque page.

Quant aux scènes de sexe, je m'attendais sincèrement à pire, mais l'auteur a eu l'intelligence de ne pas faire dans la surenchère ; son roman n'en a pas besoin. Il est agréable de voir que C. J. Roberts utilise surtout son talent d'écrivain pour décrire les sentiments de ses protagonistes plutôt que pour nous balancer des scènes de viol à tous les chapitres. Alors, il y en a, bien sûr, mais distillées avec parcimonie, cependant, l'ensemble reste pour un public averti.

Une lecture déroutante, qui laisse un sentiment de malaise après lecture, mais l'ensemble est tellement bien écrit et l’héroïne tellement attachante et crédible, que j'ai vraiment envie de lire la suite.



mardi 23 février 2016

Pour ton bien



Pour ton bien
de Emily Blaine

Éditions HQN

Sortie le 18 septembre 2015
Format numérique / 66 pages



Présentation de l'éditeur :

L’enfer est pavé de beaux apollons…

Achille avait son talon, Benjamin a son genou. Alors que le match de sélection pour la Coupe du monde de rugby approche, la douleur devient de plus en plus insupportable. Mais hors de question de montrer sa souffrance : cette sélection, c’est la dernière de sa carrière, il ne la manquera pour rien au monde. Pas même pour les beaux yeux de Clémence, la nouvelle kiné de l’équipe qui a remarqué ses mâchoires crispées et veut l’obliger à passer des examens. Clémence et ses grands yeux verts. Clémence et ses lèvres appétissantes. Oui, il va se faire un plaisir de la convaincre de ne rien dire…

A propos de l’auteur

Emily Blaine est LA success story made in Harlequin ! Révélée par Passion sous contrat, consacrée par la série « Dear You » et confirmée par le succès de chacun de ses nouveaux romans, Emily Blaine est devenue, avec plus de 120 000 romans vendus, la reine incontestée de la romance moderne à la française.


Mon avis :

La sympathique et délicieuse plume d'Emily Blaine fait mouche encore une fois dans cette très jolie nouvelle. Coupe du monde de rugby oblige, plusieurs auteurs se sont essayés à ce format avec de beaux rugbymen sexys et, malgré les apparences, l'exercice n'est pas si aisé qu'il n'y paraît. 
Mais l'auteur a réussi le tour de force de nous offrir un récit complet, drôle, sulfureux, tout en étant très réaliste et touchant. 
Essai transformé donc pour cette histoire qui ne manque pas de piment tout en étant pleine d'émotions.


mercredi 13 janvier 2016

007 Spectre







Synopsis :

Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre.
Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6, dirigé par M. Bond persuade Moneypenny et Q de l’aider secrètement à localiser Madeleine Swann, la fille de son vieil ennemi, Mr White, qui pourrait détenir le moyen de détruire Spectre. Fille de tueur, Madeleine comprend Bond mieux que personne…
En s’approchant du cœur de Spectre, Bond va découvrir qu’il existe peut-être un terrible lien entre lui et le mystérieux ennemi qu’il traque…


Après l'incroyable Skyfall (certainement le meilleur Bond de la franchise), Sam Mendes se devait de revenir derrière la caméra pour ce 24ème opus, qui conclu un cycle inégal mais qui nous aura offert un bon nombre de moments forts.
Il était très attendu donc, ce Spectre dont la com fut impeccable jusqu'à sa sortie. Pourtant, il y eut un bon nombre de déçus, difficile de tenir la dragée haute après Skyfall. Dois-je me compter parmi eux ? Pas totalement. 


Pour sûr, Spectre est un excellent James Bond pendant la première heure, et puis après, pouf, ça s'essouffle.
Tout était pourtant très bien parti, James qui enquête sur une mission très personnelle et qui finit par mettre en lumière des liens forts entre les derniers films de la franchise, soit depuis Casino Royal ; une scène d'ouverture spectaculaire (comme d'habitude) à Mexico pendant la fête des morts et superbement mise en scène ; l'implication plus importante de M, Moneypenny et Q dans l'intrigue ; Daniel Craig qui exécute toujours avec sobriété et force les gestes de notre espion préféré ; L'apparition, bien trop courte, de Monica Belluci en James Bond Lady (ne lui faisons pas offense en l'appelant James Bond Girl). 


 Et puis après, c'est le drame. Léa Seydoux fait son entrée et, malgré toute sa bonne volonté, nous perd en route.


Le fait que je ne l'apprécie pas en tant qu'actrice y est peut-être pour quelque chose. Cependant, à ce moment précis, l'intrigue devient plus fade, plus téléguidée pour nous emmener vers un méchant qui n'a pas la carrure d'un Chiffre ou d'un Silva. Déception donc, même si le film nous offre son lot d'action et d'explosions, mais également de moments forts.


Au final, le meilleur à retenir reste la collaboration assez jouissive de l'équipe restreinte du MI6, un peu comme un Scooby gang et c'est la bonne surprise de cet opus. 


Tout de même, je ne boude pas les plans d'une beauté stupéfiante, les clins d’œil fun et les « Bonderies » de l'adorable Daniel Craig. Spectre reste, malgré tout, un bon film d'espionnage. 


Fiche Technique

007 Spectre
Film Américain et britannique de Sam Mendes (2015)
Genre : action, espionnage
Durée : 2h30 mn
Avec : Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux...
Sortie française : 11 novembre 2015